Le harcèlement

  • Plus de gens qu’on ne le pense sont concernés par le harcèlement. Quelle qu’en soit la forme (morale ou physique), l’âge ou le lieu où cela se produit (école, collège, travail, maison…), le harcèlement est présent partout. Parfois il est même difficile de parler de harcèlement tant cela ne se voit pas, mais la personne qui subit, elle, le voit bien et en souffre fortement. Cet article est fait pour lutter contre toute forme de harcèlement.
  • Lorsque cela se produit dans la cour de l’école, les enseignants conseillent souvent à l’enfant en détresse de se désintéresser de son bourreau. Or parfois, il est bien plus difficile d’ignorer la personne qui nous donne des ordres ou qui est responsable de nous. En effet, le harcèlement à l’école entre élèves est, je pense, le plus fréquent, mais il arrive aussi que les enseignants ou personnels encadrants soient maladroits et fassent une ou plusieurs remarques désobligeantes qui font perdre toute confiance à l’enfant. Alors souvent, j’ai entendu des phrases du type ‘’tu le prends trop à cœur’’, mais non ! non ! On ne parle pas de prendre trop à cœur ou autre, il s’agit de l’image de l’enfant qui est altérée. Plus tard il peut avoir des difficultés pour se construire sa propre image justement. Il est très important de mesurer ses paroles avec les enfants, d’autant plus lorsqu’ils sont fragiles.
  • Ensuite, il y a ceux que l’on ne peut se permettre d’éviter : le patron, le membre de la famille trop exigeant, l’ami qui croit nous faire du bien en disant ce qu’il pense…mais il faut tout de même se protéger. Je ne dis pas de fuir, mais seulement de trouver une alternative, sans s’écraser pour autant devant cette personne. Il faut se former une carapace. Essayer de rire de ce que dit cette personne est souvent difficile face à ses remarques désagréables, alors il y a la technique du prêté pour un rendu : tu me blesses, je te blesse à mon tour tout en restant responsable. Ce n’est pas très loyal mais c’est l’ultime recours quand les choses vont trop loin. On peut essayer de se défendre sans pour autant être désagréable mais tout en faisant comprendre que ce que dit la personne en face de nous, nous fait du mal.
  • De plus, il y a une chose primordiale dans chaque relation entretenue, peu importe la hiérarchie, peu importe que ce soit un ami, un patron, un frère, un cousin, un père, une mère…il faut PARLER ! C’est probablement LA chose à faire avant de tester n’importe quelle autre méthode. Il faut parler, dire ce qui nous a blessé. Une personne censée comprendra et fera plus attention la fois suivante. Une personne moins attentive recommencera, et si elle est trop méprisante, c’est carrément du harcèlement.

Le déni

Il faut beaucoup de temps et de courage surtout pour se l’avouer, pour enfin se dire ‘’oui, effectivement je suis malade’’. Il est très difficile de penser que l’on n’est pas comme les autres. On peut se sentir honteux, découragé, seul et pourtant beaucoup de personnes sont dans ce même cas. Cela me paraît loin maintenant et pourtant ça ne fait que trois ans. C’est fou ce que l’on peut changer en si peu de temps. Mais revenons sur le déni…Pourquoi nous ne nous rendons pas compte immédiatement que la pathologie s’est emparée de nous ? C’est assez complexe mais il y a une grande partie qui vient de ce que j’appelle les « neurones brouillés par la maladie». Bien évidemment ce n’est pas l’appellation exacte mais tout est dans le titre : avec le manque de vitamines et de nutriments nos neurones fonctionnent moins bien et tout notre organisme vit au ralentit même si on se sur investit dans une activité quelle qu’elle soit (sport, études, travail…).

Mon conseil si vous avez un doute c’est de se poser face à une feuille et de se laisser emporter par notre imagination. Si elle revient fréquemment sur les critères suivants :

  • Nourriture en tout genre (équilibrée ou pas)
  • Quantité de nutriments ingérés
  • Sport
  • Chiffres (calories, masse…)

C’est qu’il faut commencer à se préparer moralement et affronter la vérité en allant voir un médecin, bien que ce ne soit pas une chose facile.

 

De plus, le déni est une forme de protection. On se dit que tout va bien et que ce n’est pas important. Et pourtant il est très dangereux de nier la chose parce que le jour où la vérité nous parvient, la chute n’en est que plus difficile.

Il faut accepter la vérité et commencer à se battre pour vaincre cette peur qui nous tiraille, et s’empare de nous. Le plus important c’est dans parler et de ne pas rester seul dans cette période difficile.

Il faut beaucoup de temps et de courage surtout pour se l’avouer, pour enfin se dire ‘’oui, effectivement je suis malade’’. Il est très difficile de penser que l’on n’est pas comme les autres. On peut se sentir honteux, découragé, seul et pourtant beaucoup de personnes sont dans ce même cas. Cela me paraît loin maintenant et pourtant ça ne fait que trois ans. C’est fou ce que l’on peut changer en si peu de temps. Mais revenons sur le déni…Pourquoi nous ne nous rendons pas compte immédiatement que la pathologie s’est emparée de nous ? C’est assez complexe mais il y a une grande partie qui vient de ce que j’appelle les « neurones brouillés par la maladie». Bien évidemment ce n’est pas l’appellation exacte mais tout est dans le titre : avec le manque de vitamines et de nutriments nos neurones fonctionnent moins bien et tout notre organisme vit au ralentit même si on se surinvestit dans une activité quelle qu’elle soit (sport, études, travail…).

Mon conseil si vous avez un doute c’est de se poser face à une feuille et de se laisser emporter par notre imagination. Si elle revient fréquemment sur les critères suivants :

  • Nourriture en tout genre (équilibrée ou pas)
  • Quantité de nutriments ingérés
  • Sport
  • Chiffres (calories, masse…)

C’est qu’il faut commencer à se préparer moralement et affronter la vérité en allant voir un médecin, bien que ce ne soit pas une chose facile.

 

De plus, le déni est une forme de protection. On se dit que tout va bien et que ce n’est pas important. Et pourtant il est très dangereux de nier la chose parce que le jour où la vérité nous parvient, la chute n’en est que plus difficile.

Il faut accepter la vérité et commencer à se battre pour vaincre cette peur qui nous tiraille, et s’empare de nous. Le plus important c’est dans parler et de ne pas rester seul dans cette période difficile.

L’isolement strict, situation extrême

L’isolement strict ou la barbarie de l’hôpital : HISTOIRE VRAIE

Il est à peu près 11 heures, lorsque un coup frappe à ma porte.

‘’Je te laisse Papa, le médecin est là, je te rappelle après’’. Je ne l’ai jamais rappelé hélas.

‘’Alors cette courbe ?’’ annonce le médecin. Je lui réponds donc que depuis l’arrêt de l’alimentation par sonde, la fameuse ‘’courbe’’ en question n’a cessé de chuter.

‘’Isolement strict’’ sont les derniers mots que j’ai entendus avant que ma vie ne devienne un enfer.

Six infirmières se ruent sur moi. Elles me retirent tout : mes vêtements, mes cahiers, mon portable, ma sonde et ma liberté. La salle d’eau est fermée, le placard aussi, et la porte également. Je n’ai plus qu’un lit et mes larmes pour pleurer.

Le repas du midi arrive, je jeune bien évidemment. Comment aurais-je pu me nourrir après cette chose atroce.

Plus de contact avec l’extérieur, plus de raison de vivre.

Les jours se suivent et se ressemblent. les douches surveillées, les visites médicales pour prendre les constantes. Le manque de repères est perturbant mais je m’adapte rapidement.

Croyez-moi ou pas mais je suis parvenue à déterminer l’heure grâce à la position du soleil en fonction du montant de la fenêtre (enfin, jusqu’au changement d’heure).

Toujours le même schéma, tous les jours la même chose : un repas, une douche, la solitude, un RDV, la solitude, un repas, la solitude, le coucher, fin de la journée. Et ce durant dix longues semaines…

Alors, un conseil, si vous décidez de ne pas faire d’efforts (ce qui m’est arrivé), même si vous n’y parvenez pas parce que la maladie est à un stade beaucoup plus profond, faites-vous aider avant qu’il ne soit trop tard, parce que l’isolement aide peut-être mais n’est-il pas mieux de se faire suivre dès le départ plutôt que de devenir un lion en cage ?

On ne peut pas s’en sortir seul, il faut en parler à une personne qualifiée et en qui vous avez confiance, mettre en avant ce sujet tabou et parvenir à démêler ce qu’il est important de prendre en charge de ce qui l’est moins.

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Les clichés

L’anorexie et les TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) ne sont que très rarement pris au sérieux et pourtant ils touchent un grand nombre de personnes. Est-il absurde de parler de maladie ? Eh bien non, au contraire. Ce qui est très souvent vu par un caprice d’adolescent est bien plus que cela. C’est une maladie, que nous pouvons même qualifier de grave, voire très grave dans certains cas.

                Tout d’abord arrêtons-nous cinq minutes sur les clichés :

  • L’anorexie ne touche que les filles. FAUX !
  • L’anorexie ne touche que les adolescents. FAUX !
  • L’anorexie se voit. Et encore, FAUX !

De la même manière que cette maladie est loin d’être ‘’un caprice de fille’’, elle touche aujourd’hui toute la population, du nouveau-né au sénior, et aussi bien les filles que les garçons. Abolissons tout de suite le cliché ‘’elle est maigre, c’est une anorexique’’. Tout d’abord on ne parle pas d’anorexique mais bien d’une personne atteinte d’anorexie. Oui, anorexique n’est pas une société, ni même un groupe auquel on appartient, il s’agit d’une pathologie très particulière où le déni est souvent de rigueur.

                Si je m’exprime en tant qu’ancienne malade, je peux dire qu’on a beaucoup de mal à s’avouer que nous sommes différents parce qu’on ne fait plus rien comme tout le monde. C’est certes un trait de caractère qui n’est pas commun mais qui est surtout à bannir. Il ne faut pas s’empêcher de vivre parce qu’on ne parvient pas à se nourrir de façon normale. Non, il faut penser à sortir, à s’aérer et le plus difficile…il faut aussi savoir rester seul un instant, se poser face à soi-même et réfléchir sur nous. Je pense que ce qui m’a sauvé c’est bien cela. Je raconterai dans un autre article comment j’ai pu me retrouver dans cette situation de repli sur soi et m’en sortir.

                De plus, je trouve absurde que l’anorexie et les TCA soient présentés comme des maladies de filles étant donné le nombre de garçons, et d’hommes que l’on peut qualifiés d’atteint de nos jours. Que l’on souhaite se muscler est une chose. En faire une activité vitale en est une autre. Ce que je veux dire par là, c’est que vouloir à tout prix des muscles marqués, ou tout simplement voir un nombre varier sur la balance (que ce soit vers le haut ou vers le bas) n’est pas quelque chose de sain. Je sais qu’encore aujourd’hui je peine à regarder ces nombres changer selon le moment de ma vie, selon mon état d’esprit, mais il faut se faire torture et laisser place à ce fameux…lâcher prise ! On n’a cessé de me répéter ce mot, et aujourd’hui je comprends enfin pourquoi.

                Il ne s’agit pas de ne plus rien contrôler, loin de là, il s’agit simplement de se dire : « bon allez, un deuxième chocolat ça ne va pas me faire de mal », « bon ce soir je me couche tard », « je finirai ça plus tard »…bref, il suffit de savoir dire non aux idées qui nous forcent à aller au bout de ce qu’on fait sans se laisser une seconde de répit, et de ne plus voir ce qui ce passe autour de nous tellement on est submergé par ce ‘’travail’’ que l’on s’impose.

Si vous avez des clichés ou des anecdotes intéressantes pour s’entraider, n’hésitez pas à vous abonner et à laisser un commentaire, ainsi que participer à un forum via le lien.

Idée principale

L’idée principale de Anorexie-TCA est d’attirer l’attention des gens sur l’importance de la maladie, et venir en aide aussi bien aux patients qu’à leurs proches. Car, très souvent, ils sont oubliés et pourtant ils souffrent tout autant que les malades, si ce n’est plus.

Lorsque j’étais atteinte d’anorexie, je ne voyais pas le mal que je faisais à mon entourage, et aujourd’hui on arrive à en parler, mais c’est un sujet qui est très longtemps resté tabou. Je souhaiterais que l’on porte un autre regard que le dégoût sur cette pathologie. Il est important d’aborder le sujet pour contrer la maladie, et pourtant ce n’est pas une chose facile. C’est pourquoi, entourée de ceux qui ont subi lorsque je souffrais le plus, je souhaiterais donner des conseils pour éviter à certaines personnes de détruire leur vie, ainsi que celles du monde qui les entourent.